Eklablog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les ancêtres CAMBIER

 

Les traces les plus anciennes connues des ancêtres CAMBIER de notre famille nous ramènent à la commune de Berlaimont dans le département du Nord, située sur la Sambre à une quinzaine de kilomètres au sud de Maubeuge.

Cette bourgade d’environ 3000 habitants actuellement est identifiée depuis l’an 1110, et il est question d’un seigneur de Berlemont, fait Echanson par la Comtesse du Hainaut dès 1049.
A la Renaissance, Berlaymont fait partie de la prévôté du Quesnoy et donc des domaines appartenant aux ducs de Bourgogne et des Pays-Bas bourguignons.

Au 15ème siècle, la vaste forêt de Mormal, qui s’étend du Quesnoy à Berlaimont, est un lieu de villégiature et de chasse pour les Ducs de Bourgogne (Philippe le bon, Charles le téméraire etc).
A la fin du siècle, la région passe à la maison d’Autriche (la fille de Charles le Téméraire épouse Maximilien d’Autriche), et donc fait partie de l’Empire de Charles Quint à partir de 1515.

François Ier prend très momentanément Le Quesnoy, Maubeuge, Landrecies et Berlaimont en 1543, mais qu’il rend rapidement: le traité de Cateau-Cambresis de 1559 laisse tout le Hainaut aux Pays Bas Espagnols « méridionaux ». (voir carte du Hainaut de 1579)

 

Les ancêtres CAMBIER

Fragment de la Carte du Hainaut de Charles Quint  réalisée par Jacques de Surhon en 1548

Cette magnifique carte représente bien les villes et les cours d'eau: la Sambre qui s'écoule en diagonale du sud-ouest au nord-est, de Landrecies vers Maubeuge, avec la forêt de Mormal sur sa rive gauche et plusieurs affluents sur sa rive droite:

En remontant, d’abord  la Rivièrette  à Landrecies, puis  l’Helpe Mineure  qui passe à Maroille,  l’Helpe Majeure  arrose Avesnes (l’Avesnois), puis  la Tarsy  à Leval près de Berlaimont,  les Cligneux  rejoint la Sambre avant Haumont et  la Solre  après Maubeuge.

 

La guerre de trente ans qui oppose Richelieu et Philippe IV d’Espagne ravage et appauvri considérablement le Hainaut.
Le Quesnoy et Berlaimont ne deviennent françaises qu’au début du règne de Louis XIV en 1654 et par le traité des Pyrénées en 1659.

Une carte plus tardive ( 1741 règne de Louis XV) représente le Hainaut devenu français, et en particulier l’Escaut, la Sambre et leurs affluents.
Le village de Berlaymont est représenté au même titre qu’Avesnes, Bavay, Maubeuge etc.

 

Les ancêtres CAMBIER

 

A la même époque, entre 1745 et 1780, l’Atlas de Trudaine propose des cartes déjà très détaillées des routes et des villages ; ci-dessous une vue presque « satellite » de Berlaymont sur la rive gauche et Aulnoy en rive droite de la Sambre.

 

Les ancêtres CAMBIER

 

La vue agrandie et plus détaillée de Berlaymont montre que les habitations de la bourgade se situaient principalement le long de ce qui est maintenant la grand’rue et la rue gilles de Chin, parallèlement à la Sambre avec environ une vingtaine de maisons représentées, et perpendiculairement de part et d’autre de la rue passant devant l’église et qui est maintenant la rue du 5 novembre, avec également une vingtaine d’habitations.

Celles-ci sont représentées au bord de la rue avec un vaste terrain sans doute cultivé ou pâturé et bordé d’une haie. On peut compter ainsi une trentaine de ces « parcelles » bordées de haies ou d’arbres en rive droite.
Il est possible d’imaginer que cette bourgade d’une cinquantaine d’habitations pouvait sans doute compter 400 habitants à la fin du XVIIème siècle, sa population sera officiellement de 1536 habitants en 1793.

 

Parmi ces quelques dizaines d'habitations se trouvaient nos ancêtres: au tout début des années 1700/1720, huit couples sont les ancêtres du premier CAMBIER, Philippe Joseph,  qui s'installera plus tard au Bois-Brulé, dont cinq couples de Berlaimont.

Nos ancêtres de Berlaimont sont donc

1)  Martin CAMBIER né en 1662 qui épousera Marie-Hélène MALSY/MALFAIT du village de Grand-Fayt,

2) Jacques PARENT et Hélène DRUEZ,

3) Louis CAMBRELENG né en 1703 et Marie Catherine BOUTTEMAN,

4) Jean Nicolas MARTHO et Marie-Françoise PELOU/PITOU,

5) Quirin DESABLENS et Marie-Françoise PETIT,

6) Le couple Robert Charles PREVOT et Marie Catherine EVRARD est originaire du village de Rocquigny, à mi-chemin entre Maubeuge et Reims, dans l'actuel département de l'Aisne.

7 & 8)Les couples Théodore CULOT / Marie Adrienne STOCLET et Jean François FONTENELLE /Marie BADY sont originaires du village de Solre-le-Château dans l'Avesnois près de l'actuelle frontière belge.

 

1 ) Martin CAMBIER et Marie-Hélène MALSI - (1660 - 1737)


C’est donc dans Berlaimont nouvellement rattachée au royaume de France que naquit Martin CAMBIER en 1660, juste avant la grande famine qui sévit dans le nord en 1661.

Vers 1692, Martin épouse Marie-Hélène MALSI du petit village de Grand-Fayt (800 habitants à la révolution), à 12 km au sud de Berlaimont (entre Landrecies et Avesnes) sur l'Helpe Mineure..

 

Les ancêtres CAMBIER

Carte du village de Grand-Fayt  dans l'Atlas dit de Trudaine (1745-1780)

 

Tout deux vivent à Berlaimont pendant le règne de Louis XIV.
Elle a vingt ans et donne naissance à 7 enfants, Anne Françoise en 1695, Alexandre en 98, Antoine en 1701, Marie-Elisabeth en 1702, Jean-Baptiste le 13 décembre 1705, puis André en 1708 et Marie-Antoinette en 1712.

 

2) Jacques PARENT et Hélène DRUEZ (1673-1736)

Ce couple de Berlaimont, plus jeune d'une dizaine d'année, s'est marié le 21 novembre 1700, et a eu 9 enfants de 1701 à 1718, dont Marie joseph née le 21 septembre 1704.

 Jacques est décédé en mai 1736 à 63 ans, on ne sait rien de sa femme Hélène.

 

Jean-Baptiste CAMBIER et Marie Joseph PARENT  (1705-1767 & 1704-1766)

Jean Baptiste CAMBIER est manouvrier quand il se marie le 26 octobre 1734 avec Marie Joseph PARENT d’un an son ainée.
Un peu plus tard, les parents Cambier décèdent curieusement à 4 jours d’intervalle en 1767, à 65 et 75 ans.

Marie accouche de sept enfants dont cinq survivront:
Un Jean-Baptiste « junior » qui nait juste avant leur mariage en 1734, (il épousera Marie Michèle DOCTOBRE en 1753),
les jumeaux Marie Isidore et Agapite
Laurent Isidore le 10 Aout 1742,
Puis Marie Claude en 1748.

Ceci se déroule pendant le règne de Louis XV.

 

3)  Louis CAMBRELIN et Catherine BOUTTEMAN (1703-1738/1706-1772)

Le 14 septembre 1728, Louis épouse à 25 ans une voisine du village de Berlaimont, Catherine née le 2 février 1706.

Onze mois plus tard, le couple a un premier fils Jean-Claude le 19 aout 1729, puis Charles en 31, Grégoire en 33, Marie-Catherine en 35, Marie-Anne en 36 et Louis Joseph en 39.

Louis décède à 35 ans et Catherine à 66 ans en 1772.

Il est possible de remonter encore plus avant les ancêtres CAMBRELIN de Berlaimont et BOUTTEMAN qui viennent de Taisnière-en-Thiérache.

 

  •    Jean CAMBRELIN et Pasquette LEFEBVRE

Jean et Pasquette sont nés vers 1628-1630 au beau milieu de la guerre de trente ans (1618-1648), le Hainaut faisant alors encore partie des Pays-Bas espagnols.

C'est durant leur enfance que la France de Richelieu a déclaré la guerre à l'Espagne en 1635, que Landrecies est prise par les français en juillet 1636, puis Maubeuge en aout et La Capelle en septembre.

Finalement cette guerre prend fin avec le traité de Westphalie en octobre 1648, ils se marient en novembre. Le traité des Pyrénées entre France et Espagne ne sera signé qu'en novembre 1659, les places fortes de Landrecies, Le Quesnoy, Avesnes autour de Berlaimont seront françaises.

On leur connait au moins 6 enfants nés français, Jean en 1649, Hubert en février 1653, et 4 filles, France en 55, Louise en 58, Catherine en 61 et Barbe en 70.

 

  •  Hubert CAMBRELIN et Elisabeth CORNE(T) (1653-1733/1668-1712)

Vers l'année 1690 et à plus de 35 ans, Hubert épouse la jeune Elisabeth CORNET dont la famille est bien connue à Berlaimont.

Tous deux semblent avoir eu au moins 9 enfants ; Un premier fils Hubert en 1691, Pierre en 92, Marie en 94, Anne en 96, Michel en 98, Louis le 13 mai 1703, puis Etienne (Esteban) en 1705 et Jean-Pierre en 1708.

Elisabeth décède à 44 ans en mai 1712, sans doute de maladie. Les enfants ont été élevés par  la seconde épouse d'Hubert Cambrelin.

A noter qu'Etienne Denis (Esteban dionisio) épousera une Espagnole, Rita Agueda Piar, et a ainsi une  descendance en Espagne en la personne d'un cousin nommé Manuel José Cambreleng Olmo né en 1975. Son jeune frère Jean-Pierre (Juan Pedro) s'est remarié en juin 1748 à Santa Cruz de Ténérife avec une Cristina Magdalena Chatelet où ils ont eu un fils.

 

  •   Les BOUTTEMAN de Taisnière en Thiérache

Il est possible de remonter aux années 1585 environ dans ce village situé entre Berlaimont et  Grand'Fayt:

A cette époque lointaine du Hainaut espagnol, un certain Thomas MONIER a épousé Jeanne BANSE. Leur fils Jean MONIER, né avant 1609, a été laboureur, il a épousé Adrienne CAUDRELIER avec laquelle il a eu trois enfants:

Antoine,Nicolas et Marie MONIER née vers 1628.

Marie c'est mariée vers 1650 avec un laboureur du nom de Jean JOHAIN. On leur connait un fils Balthazar né en octobre 1658, et une fille Adrienne née vers 1650 à Taisnière.

Adrienne JOHAIN semble avoir eu très jeune une fille Marie POLLET/POULET née en septembre 1666, avec Nicolas POLLET âgé de 23 ans.

Celle-ci s'est d'abord mariée à 31 ans, puis vers 1705 avec Pierre BOUTTEMAN de Taisnière.

Pierre est né le 8 juin 1684 de François BOUTTEMAN et Jeanne MESURE, mariés l'année précédente à Taisnière.

Pierre et Marie POLLET ont eu Marie Catherine BOUTTEMAN le 2 fevrier 1706.

Puis Marie Catherine de Taisnière épousera Louis Cambreleng de Berlaimont en septembre 1728.

 

 

Jean Nicolas MARTHO et Marie Françoise PELOU (PITOU)

Ce second couple, voisin et contemporain, s'était uni 10 ans plus tôt le 10 janvier 1718.

Ils avaient eu 5 enfants, Jacques en novembre 1718, Marie en 1720, Louis en 23, une Marie en 26 et Marie-Anne le 27 février 1729. La maman avait succombé en aout 1730 et les petits avaient dû être élevés également par une seconde épouse.

 

Jean-Claude CAMBRELIN et Marie-Anne MARTHO(Marteau)

A 21 ans les deux voisins se marient, en mai 1750. L'année suivant Marie-Anne donne le jour à leur première fille Marie le 6 octobre 1751. Elle aura 7 autres filles et 3 garçons en 20 ans.

 

 

La branche des CAMBIER trouve également ses racines à Berlaimont, et l'on en trouve la trace dès l'annexion française.

 

 


Laurent Isidore CAMBIER et Marie-Joseph CAMBRELENG
1742-1794 & 1751-1784

 

C'est le 22 novembre 1775 que les deux familles de Berlaimont, CAMBIER et CAMBRELENG vont se réunir par le mariage de Laurent Isidore CAMBIER, ouvrier dans une fabrique de bas, et Marie J. CAMBRELENG.


Les parents Cambier sont déjà décédés depuis près de 10 ans. Le couple Laurent Isidore et Marie est contemporain de Louis XVI qui est roi à partir de 1774.


A la fin du Moyen-âge, à l’époque de Jeanne de Flandre ou Jeanne de Constantinople, nièce du roi de France, héritière de la Flandre et du Hainaut, épouse de Ferdinand du Portugal en 1211 puis de Thomas de Savoie, ce dernier s’emploie à améliorer les races animales locales et fait venir des taureaux de Savoie, des chevaux d’Italie et d’Espagne et des moutons de Catalogne. Depuis lors, il semble que les drapiers du Quesnoy et alentours aient acquit une certaine renommée grâce à la laine fine obtenue de ces moutons et à une étoffe appelée « sayette » mélangée de laine et de soie. On peut imaginer que Laurent Isidore travaillait à la confection de bas dans ce genre d’étoffe.

 

Laurent Isidore CAMBIER et Marie Joseph vont avoir 8 enfants de 1776 à 1784, dont deux seulement survivront, Jean-Baptiste né le 2 janvier 1779, et son frère Antoine né l'année suivante mais qui décède avec sa mère de 33 ans le 23 avril 1784.

Isidore veuf se remarie trois ans plus tard avec une certaine Marie Célestine FEVRIER (il a 45 ans et elle 25 ) qui accouchera 5 fois et lui donnera deux autres filles. Laurent Isidore décède en 1794 à 52 ans juste avant la naissance de sa dernière fille, son fils Jean-Baptiste n'a que 15 ans.

 
Jean-Baptiste CAMBIER et Marie-Françoise PREVOST
1779-1865 & 1778- 1840

Le seul fils de Laurent a été appelé comme son grand'père Jean Baptiste CAMBIER, il est né le 2 janvier 1779, il a donc 10 ans à la Révolution, 15 ans à la mort de son père,  et il se marie à 20 ans avec une fille de Berlaimont qui en a 19, le 10 Floréal de l’an VII (29 avril 1799), Marie Françoise PREVOST .


Toute la famille de celle-ci est de Berlaimont, les CULOT, FONTENELLE, DESABLINS, mais son grand-père Nicolas PREVOST était né à Recquignies près de Maubeuge.

Au début du nouveau siècle, à l’époque de la 1ère République et du Consulat de Bonaparte, Jean Baptiste CAMBIER, qui est sabotier, et Marie Françoise PREVOST vivent à Berlaimont où naissent Jean Baptiste en 1800 (qui ne survit pas) puis Marie-Augustine en 1801.


Puis ils quittent Berlaimont pour le petit village de Ferrière-la-grande (800 hab) au sud de Maubeuge, où se trouve « La Machine » c'est-à-dire la Manufacture Royale d’Armes, puis dès 1830 les premiers Hauts Fourneaux du Nord de Mr Dumont, Maitre des Forges.

Là va naitre Philibert Joseph le 28 février 1813, il grandit durant la Restauration de Louis XVIII et de Charles X.
Le développement des Forges et des Etablissements Dumont attire un grand nombre d’ouvriers et fait tripler la population du village en 50 ans.

 

Les ancêtres CAMBIER

 


Philibert CAMBIER et Marie-Philippe MOULINIAU
1813-1888 & 1804- 1867

Ce fils Philibert CAMBIER épouse à 28 ans une femme du village de Mairieux au nord de Maubeuge, Marie Philippe MOULINIAU née le 12 janvier 1804 et donc de 9 ans son ainée.

Les noces ont lieu à Maubeuge le 28 mai 1841 (la fin du règne de Louis Philippe). Sa mère Marie Françoise Prévost est décédée le jour de Noël précédent.

Il avait sans doute quitté Ferrière-la-grande peu avant pour Maubeuge, toutes deux en plein essor industriel.

 

Les ancêtres CAMBIER


Depuis 1803 les fabriques René Dandoy se développent dans la ville basse de Maubeuge près de la Sambre (quincaillerie), et à Rousies (sté Dandoy-Mailliard) en 1809. Entre 1825 et 1843 les ateliers de Maubeuge augmentent considérablement puis sont dirigés par Mr VAUTIER à partir de 1868 (sté Vautier et Cie en 1897).


Philibert a pu commencer à travailler chez Dandoy à Rousies, puis à Maubeuge dans les ateliers de l’ancienne rue St Louis. En 1841 pour son mariage il se déclare Tourneur en fer dans ce qui deviendra la Société Vautier un peu plus tard.

Ils habitent alors le Faubourg de Mons, à 3 km de là, une maison en retrait sur la droite du chemin du Bois-Brulé (actuellement au n°32 de la rue Ferdinand Réquilé), sans doute avec le vieux Jean-Baptiste Cambier veuf depuis leur mariage et qui décèdera à Maubeuge en 1865 à 86 ans. Marie-Philippe est marchande de légumes puis cantinière à Assevent.

Ils y ont trois enfants, Adolphine en 1843, puis Philibert en 46 et Joseph Célestin en 1852, au début du second Empire.

 

A l’âge de quinze ans, Joseph perd sa mère âgée de 63 ans, son père Philibert se remarie deux ans plus tard à 56 ans avec une certaine Caroline DELFOSSE et vivra jusqu’à l’âge de 87 ans.

Louis LONGUET et Thérèse GILLIARD
1810-1891 & 1810-1895

• A la même époque, Louis LONGUET (un enfant de l’assistance ) et son épouse Thérèse GILLIARD, tout deux nés en 1810, habitent également au n° 32.
Louis Longuet (dit Pa-Louis) travaillait à la blanchisserie de Pont-Allant , mon grand'père rapporte dans ses notes qu’il avait une taille de 1m65, qu’il chiquait le tabac même la nuit, et qu’il luttait contre les rhumatismes dont il souffrait en se frottant les jambes avec des orties !
Thérèse ( dite Man-Lé) était petite et mince et vendait au marché des légumes et du beurre.
Son père Pierre, armurier, et sa mère Emerante FRANCOIS habitaient le faubourg de Sart.

Ils ont quatre filles, Pauline en 1843, Elvire en 1846, Céline en 1847 et Marie-Louise le 11 février 1850.
Marie-Louise jusqu’à l’âge de 20 ans nourrit deux vaches en portant l’herbe dans une grande hotte. Pendant la guerre de 1870 elle est servante chez SAUTE à Maubeuge puis à IXEL près de Bruxelles. Ensuite elle reprendra le travail des vaches à la ferme Jasmin-Marchant un peu plus haut dans la rue du Bois-brulé.

Le vieux Pa-Louis perd subitement la vue vers 1888 (alors qu’il promène son petit fils Jules dans sa brouette), ils viendront habiter avec leur fille cadette Marie-Louise à la Banlieue.
Pa-Louis décède à 81 ans en 1891 et Man-Lé 5 ans plus tard à 85 ans, dans son fauteuil un dimanche après-midi .

Joseph CAMBIER et Marie-Louise LONGUET
1852-1890 & 1850- 1942

• En 1878, les deux voisins et amis d’enfance Joseph CAMBIER et Marie-Louise LONGUET se marient à 26 et 28 ans.
Joseph est contremaitre tourneur en fer à l’usine VAUTIER à Maubeuge et Marie s’occupe des vaches à la ferme Jasmin-Marchant.
La famille achète et vit dans une grande maison blanche à La Banlieue, « face au marchand de vélos, derrière le grand’salon… », un faubourg de Maubeuge tout proche du Bois-Brulé ;

Ils ont Marguerite en 1879, Jules CAMBIER en 1882, puis Georges en 1885.
Fin 1889, Joseph tombe malade, il souffre d’une jaunisse pendant plusieurs mois. Il veut reprendre son travail trop tôt, il prend froid et meurt à 38 ans le 30 juin 1890, laissant Man-marie seule avec les trois enfants âgés de 11, 8 et 6 ans, et sans doute sa mère et son père aveugle.
Le petit Georges décède 6 mois après son père, le 15 janvier 1891, à l’âge de 6 ans, par suite d’un accident de jeu de crosse, ou d’une méningite (selon les versions).
A 42 ans, Man-Marie revend alors la maison de La Banlieue à un certain Mr Pelletier pour le somme de 4000F mais reste locataire encore 4 ans.
Elle vend des légumes au marché de Maubeuge, puis elle retrouve un travail de servante à Feignies, ne retrouvant les enfants que le dimanche. Peut-être est-elle aidée de sa mère Marie-thérèse Gilliard et peut-être par sa sœur ainée Céline.

Marguerite apprend la couture et Jules obtient son certificat d’étude. Il s’embauche à 12 ans chez VAUTIER en 1894. Après le décès de Man-lé en 1895, la famille retourne vivre au 32 rue du Bois-Brulé.
Man-Marie y atteindra l’âge de 92 ans, elle connaitra son petit-fils Anicet et son arrière-petite fille Annie.

 

Les ancêtres CAMBIER

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article