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Les plus anciens parisiens

Nos ancêtres les plus anciens ayant habité Paris avant même la Révolution ont été Marie Angélique COLLARD, Charles POIRIER et Joseph Agricol GUIGUE:  Voici l'histoire de leurs familles.


Un certain Jean POIRIER, (honnête homme, fils de Etienne et de Denise GERMENE) est né sans doute vers 1640 à Chartres, sous le règne de Louis XIII.
Il épouse à Chartres en novembre 1665 (sous le règne de Louis XIV) Marie RAULT, la fille de Jacques et Suzanne JODEAU.

Un de leur quatre fils, Martin POIRIER né après 1668, est jardinier à Chartres, et épouse le 6 novembre 1690 la jeune Marie MOUTON de la paroisse de St Aignan de Chartres (elle est la fille de Jean et de Simone GAUTIER).

Il semble qu'ils s'établissent à St-Prest un village au nord-est de Chartres au bord de l'Eure, où naissent leurs six enfants (Martin, Jacques, François, Jean, Germain et Catherine)

 

 

Martin Poirier et Marie Jeanne Lambert

L'ainé Martin POIRIER(2) sans doute né vers 1691, épouse en 1723 Marie GOUGIS âgée de 26 ans, mais elle décède trois ans plus tard après la naissance d'un fils Martin.

Martin POIRIER (deuxième du nom) se remarie en janvier 1727 dans le village voisin de Gâville au bord de la route de Paris, avec Marie Jeanne LAMBERT qui en est originaire.

Après 8 ans de Régence, Louis XV est alors Roi depuis 1723.

Martin lui est Jardinier de Mr de St-Prest dont le château est situé au bord de l'Eure entre les deux villages.
Huit ans plus tard, le couple donne naissance à Marie-Jeanne en mars 1735, puis vers 1737 à Charles Poirier tous deux baptisés à Chartres.

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Quelques années plus tard avant 1742, Martin et Marie-Jeanne POIRIER quittent St Prest et s'établissent comme hôteliers au Perray (en-Yvelines) à 50 km de là, à l'auberge de la Belle Image sur la route de Rambouillet à Versailles. Un des ses frères Germain Poirier tient également une auberge à Chartres.

Il y ont encore trois enfants: Marie en 1742, François en 1744 et Jean Brice avant 1751. Puis il est ensuite Hôtelier de St-Charles vers 1759.

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Charles Poirier et Marie Angélique Collard


Leur premier fils, Charles POIRIER, né vers 1737 et baptisé à Chartres (paroisse de St André), est d'abord Tapissier:
Son métier l'a sans doute amené un peu plus loin à Versailles, car il y rencontre et épouse la très jeune Marie Angélique COLLARD en l'église Notre-Dame de Versailles le 2 mars 1759. (C'est l'église située rue de la Paroisse qui mène au château,  bâtie en 1686 sur demande de Louis XIV).

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 Église Notre-Dame de Versailles

 

Marie-Angélique est la fille de Nicolas COLLARD qui est domestique à Versailles, "frotteur" (de parquet) chez le Roi en 1757, et de Marie-Barbe Ferrier qui est décédée. Elle est née après 1739 sans doute à Versailles, et son père veuf s'est remarié en février 1753 avec Marie Catherine Laurent qui était également domestique.
Son père sera ensuite frotteur des appartements du roi aux Tuileries et il décèdera en 1783 dans la Paroisse de St Germain l'Auxerrois.

Nicolas COLLARD (25 ans) et Marie Barbe FERRIER (19 ans) s'étaient mariés le 14 janvier 1739 en l'Eglise St Louis de Versailles. Les parents de Nicolas étaient Claude COLARD et Marie MASSON de Versailles. Ceux de Marie Barbe étaient Simon FERRIER et Marie Barbe GOULARD, tous deux domestiques rue du Bourdonnais à Versailles.


Le jeune couple s'installent à Versailles non loin du château occupé par la cour de Louis XV, et ont une fille Marie Angélique, le 3 Mai 1760, qui est baptisée en l'église St Louis de Versailles située en face du Potager du Roi.
 

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Église St-Louis de Versailles

 

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Il semble que le couple a quitté Versailles pour le centre de Paris, car deux ans plus tard Marie-Angélique met au monde un garçon à Paris, Charles Albert, qui est baptisé le 5 Avril 1762 en l'église St Eustache; Elle habite alors rue  Croix-des-Petits-Champs près du Palais-Royal, une rue qui va de la place des Victoires à la rue St Honoré.

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Plan des quartiers du centre de Paris vers 1760

Malheureusement Charles a abandonné sa famille en mars 1762:  "le dit POIRIER ayant manqué de conduite et d'ordre dans ses affaires avait abandonné la dite Marie Angélique COLLARD, sa femme, au mois de mars 1762 (...) il s'était engagé soldat de la Compagnie des Indes et était passé à l'Ile Bourbon" .

En conséquence il est n'est pas présent à Paris en avril 62 au baptême de son fils, et il est possible que sa femme ait rejoint Paris après sa fuite pour retrouver son père qui était employé aux Tuileries.

Des actes notariés postérieurs font état de l'extrême misère dans laquelle s'est retrouvée la jeune femme de 22 ans avec ses deux jeunes enfants à charges, elle quitte le quartier du Palais-Royal pour les faubourgs.

Juste après la naissance de son fils, durant l'été 1762, elle fait la "connaissance" du Comte de Rochefort qui est alors âgé de 58 ans et l'a sans doute "pris sous son aile".

Il s'agit de Jacques-Vincent Languet de Robelin, Président au Parlement de Bourgogne à Dijon, il a hérité des titres de Comte de Rochefort, Baron de Saffres et de la charge de son père Guillaume, ainsi que d'une considérable fortune. Il n'a malheureusement eu aucun enfant resté vivant de son mariage avec Dame Odette Rigoley en 1731.

Leur rapprochement en octobre 62 conduit à la naissance d'un garçon prénommé Alexandre le 11 juillet 1763. Malheureusement la jeune Marie-Angélique décède 16 jours plus tard des suites de ses couches, rue de la Ville-l'Evêque dans le faubourg St Honoré. Ce quartier est alors situé en dehors de la limite de l'ancienne enceinte Louis XIII , une rue bordée de champs et de cultures mais aussi de l'ancienne église de la Madeleine.

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Plan de la Ville-l'Evêque et du Faubourg St-Honoré en 1775 (extrait du plan Jaillot)

Les deux jeunes enfants quasi orphelins sont recueillis par leur grand'père Nicolas Collard qui est à Paris aux Tuileries jusqu'en 1783.

Alexandre, l'enfant adultérin, est adopté par les Dupuis, un couple de Bourgeois de Paris, et des dispositions testamentaires ont été prises par son père le Comte de Rochefort à son décès en janvier 1768.

Un acte notarié daté de 1766 indique cependant que Charles, alors à Port Louis dans l'Isle de France (l'Ile Maurice), donne procuration à son jeune frère Jean Brice pour s'occuper de ses affaires (mais peut être pas de ses enfants).

La Compagnie Française des Indes Orientales avait été fondée par Colbert en 1664, et avait entre autre établi des ports à Madagascar, à La Réunion, et en particulier à l'Ile-de-France (Maurice) qui  fut administrée par la Compagnie de 1721 à 1767.

Charles s'est engagé dans la marine en 62 à la fin du conflit mondial (la guerre de 7 ans) qui  opposait principalement la France à l'Angleterre, et en particulier dans l'océan indien la Compagnie des Indes Orientales et la British East India Compagny. Avec la capitulation des français à Pondichéry en 61 et l'épuisement des belligérants, la paix est signée en février 1763 largement au profit de l'Angleterre. La France perd ses premières colonies au Canada, en Louisiane, aux Caraïbes, aux Indes, au Sénégal.

Les Iles de France et Bourbon restent possessions françaises et l'ile Maurice repasse sous la tutelle du Roi (ministère de la Marine) avec l'Intendant Pierre Poivre à partir de 67.

Il semble donc que Charles Poirier s'y soit installé, sans doute comme tapissier, car il y avait le titre de "Bourgeois d'Ile de France". On ne sait quand et où il est décédé.

 


 Marie Angélique Poirier et Joseph Agricol Guigue

Charles-Albert le fils de Charles le tapissier sera finalement Commis des Finances et épousera Marie-Anne Ravache le 1er Mai 1787 à St Louis en L'Isle, sous le nom de Charles Albert Poirier de Saint Charles (du nom de l'hôtel de son grand'père Martin Poirier!).

De même, le cadet Jean Brice Poirier de la Marine aura un fils François Julien à Versailles en 1787. A l'âge adulte, ce dernier sera Ingénieur des Mines et Chevalier de la Légion d'Honneur et se fera appeler François Julien Poirier de Saint Brice...

La jeune Marie-Angélique (POIRIER de St Charles?) qui a grandi sans mère et sans père dans le Paris de Louis XV et Louis XVI, fait la connaissance avant la Révolution d'un nouvel arrivant à Paris, Joseph Agricol GUIGUE.  Il vient d'Avignon, et l'on ne sait pas quelles raisons l'ont amenées à Paris.

Elle habite rue Aubry-le-Boucher du quartier de St-Jacques-de-la-Boucherie  de l'époque (entre la rue St-Denis et la rue St-Martin, actuellement le prolongement de la rue Berger vers le centre Pompidou), et lui loge rue Coquillière du quartier St-Eustache. Ils se marient le 20 septembre 1787 en l'église St-Eustache, elle a 27 ans et lui 37. 

Le fait qu'elle habite ce quartier de Paris près des Halles indique qu'elle a probablement grandi à Paris, donc que sa famille adoptive, son grand'père Nicolas Collard, est venu y vivre après 1763.

Joseph Agricol GUIGUE quant à lui doit avoir une très bonne instruction, car on sait qu'il est nommé Directeur de la Manufacture Royale de doublage de Vaisseaux.


On sait peu de choses sur les enfants qu'ils ont pu avoir avant la Révolution, seulement qu'ils ont eu un fils Louis Agricola GUIGUE le 23 frimaire de l'an IV (14 décembre 1795) à Paris ancien 3ème arrondissement (quartier St Eustache).

 

Louis Agricola Guigue et Marie Françoise Vautrin

On n'en sait pas beaucoup plus sur les circonstances, lieu et date de mariage (sans doute vers 1826) de ce Louis A. GUIGUE avec Marie Françoise VAUTRIN, sinon qu'elle était née le 6 septembre 1806 dans l'ancien 4ème arrondissement, c'est à dire les quartiers de la Halle au Blé, du Marché des Innocents, du Louvre et de St Honoré. (1).

La famille VAUTRIN / VAUDRIN est originaire de Moselle: Marie Françoise est la fille de François Marie VAUDRIN et de Suzanne JOSTE qui se sont mariés le 15 Thermidor an IV (2 aout 1796) à Sierck-les-bains en Moselle.

Il semble qu'ils se soient installés au centre de Paris peu de temps après, au 14 rue du cimetière St Nicolas (actuellement rue Chapon dans le 3ème) où François Marie sera négociant en passementerie avec deux autres associés à partir d'aout 1810.

Plus tard, le couple mariera deux autres enfants en l'église St-Leu-St-Gilles toute proche (quartier des Halles), l'ainée Marie en aout 1818 avec François DODELET, et Jean-François Marie en décembre 1825 avec Marie-Sophie Robert. Il est probable que la cadette Marie Françoise s'y soit également mariée un peu plus tard avant 1829.

 

Louis GUIGUE était assurément bien instruit et sera employé "aux Poids et Mesures".

En France, l'uniformisation des mesures était une des revendications des cahiers de doléance de la Révolution. Après une Commission des Poids et Mesures à l'initiative de Condorcet, Lavoisier, Talleyrand propose à l'assemblée nationale de définir le mètre à partir de la mesure de l'arc méridien et d'en déduire les unités de surface, volume, masse etc. Le système métrique est ainsi rendu obligatoire en septembre 1795, mais très contesté et non appliqué par la population dans un premier temps pendant la Restauration.

Il faudra attendre Louis-Philippe en 1840 qui imposera de nouveau le système métrique mis au point par le Conservatoire des Arts et Métiers. C'est sans doute dans cette institution que travaillera Louis GUIGUE à partir des années 1830. Le Bureau International des Poids et Mesures ne sera créé qu'en 1875 après son décès en 1865.

 

Louis et Marie-Françoise ont d'abord eu un fils Joseph François Paul GUIGUE le 14 juillet 1829, puis une fille Suzanne Caroline GUIGUE le 24 novembre 1832.

Les deux enfants sont nés dans l'ancien 7ème arrondissement où habitaient leurs parents, sans doute non loin des Arts et Métiers (actuellement rue Réaumur dans le 3e qui était autrefois le 7ème).

 

Suzanne Guigue et Stanislas Brou

Suzanne s'est mariée la première à 22 ans le 30 octobre 1854, avec Stanislas Clovis BROU qui en avait 34. Le mariage a eu lieu dans l'ancien 9ème arrondissement (Ile de la Cité, Ile St Louis, Hotel de Ville ou quartier de l'Arsenal). Ses parents y avaient déménagés, peut être à cause des travaux de démolition et de modernisation lancés par le Baron Haussmann dès 1853. En particulier le percement de la nouvelle rue Réaumur qui a entrainé la disparition de plusieurs petites rues dans l'ancien 7ème.

Son frère Joseph Paul épouse plus tard en avril 1860 Estelle Chartier qui vient de l'Yonne.

Leur père Louis GUIGUE décède le 29 décembre 1865 au n°4 de la rue Maitre Albert dans le quartier St Victor dans l'actuel 5e arrondissement près de la place Maubert. Leur mère, rentière, vivra jusqu'à plus de 80 ans, elle s'éteint le 13 janvier 1890 à son domicile rue de la Tour dans le 16ème.

Suzanne GUIGUE et Stanislas BROU vivent à Choisy-le-Roi au 45 rue St Louis près de la gare. Ils y ont un premier fils Jules René le 6 janvier 1856. Puis Paul Albert BROU le 27 janvier 1858 alors qu'ils habitent à la gare de Choisy.

Le couple semble avoir déménagé à Paris un peu plus tard, puisque en 1865 au décès de son beau-père, Stanislas est alors Économe(2) au Grand Hôtel et habite 12 boulevard des Capucines dans le 9ème.

C'est l'époque des grand travaux Haussmanniens qui transforment Paris à l’initiative de Napoléon III. En particulier le quartier de l’Opéra est en pleine construction : l’avenue de l’Opéra, le boulevard des Capucines, la rue Auber et la rue Scribe ont été percés dans le bâti architectural. L’opéra de Paris (le Palais Garnier) doit devenir l’épicentre de ce nouveau quartier : sa construction démarre en 1862, mais les travaux ne s’achèveront qu’en 1875, sous la Troisième République.

En prévision de l’Exposition universelle de 1867, deux hommes d'affaires, les frères Pereire, décident de doter Paris d’un vaste hôtel de luxe. En 1853 ils font l’acquisition de terrains au Nord du boulevard des Capucines.
Le Grand hôtel est bâti en un temps record : les travaux débutent en 1861 et l’hôtel est inauguré en 1862 par l’impératrice Eugénie. Il occupe l’intégralité de l’îlot délimité par le boulevard des Capucines, la rue Scribe, la rue Auber et la place de l’Opéra. Stanislas et Suzanne BROU ont sans doute saisi cette opportunité pour venir vivre à Paris et travailler dans cet hôtel de luxe.

 

Ainsi leur deux enfants Jules et Paul Albert ont donc grandi dans le centre de Paris d'Haussmann.

Stanislas, l'ancien chef de gare et employé du grand hôtel, est décédé le 19 novembre 1882, rue du Théâtre dans le 15ème ( près du quai de Grenelle). Sa femme Suzanne vivra jusqu'au nouveau siècle, le 23 Juin 1903 dans le même quartier, cité Thuré.

Entre temps, Paris et ses habitants auront connu le siège de Paris de 1870, la capitulation et le défilé des Prussiens sous l'arc de Triomphe en mars 71, puis les évènements de la commune de Paris.

 

Paul Albert Brou et Noémie Leroux

Au moment de son mariage en septembre 1887, Paul Albert est "employé", domicilié avec sa mère Suzanne (son père est mort 5 ans auparavant) au n°2 rue Lakanal dans le 9e arrondissement.

Il épouse à 29 ans Marie-Noémie LEROUX, modiste de 32 ans, originaire de Lorient, qui habite alors rue de Maubeuge dans le 10e. Les parents Charles Leroux et Elisa Leroy vivaient à Neuilly sur Seine, rue de Longchamps depuis 1880 et le mariage de leur autre fille. (3).

Quatre ans plus tard, ils sont installés 199 rue de Vaugirard dans le 15e pour la naissance de leur unique fils Roger Agricole Brou, le 21 novembre 1891. Plus tard, Paul "employé de magasin" et Marie, modiste, habiteront 132 rue du Château dans le 14ème, entre l'avenue du Maine et la place de Catalogne (4).

 

Roger Brou et Berthe Séchaud

A l'âge de vingt ans, Roger Brou est joaillier et habite alors 199 rue de Vaugirard (15e) avec sa mère veuve (5). Son père est mort l'année précédente.

Il a rencontré la toute jeune Berthe Séchaud (18 ans) avec laquelle il se marie en décembre 1911 dans le 14e.
Il avait 23 ans au déclenchement de la Grande Guerre et a certainement été mobilisé, bien qu'il ait eu déjà deux filles: Geneviève est née à Londres le 28 février 1913 lors d'une de ses tournées de music-hall avec sa femme; et leur seconde fille Renée est sans doute née un peu plus tard.
En effet à cette époque, Berthe et Roger sont artistes de music-hall, elle est chanteuse et lui est transformiste, ils font ainsi des tournées à l'étranger.

Mais Berthe et Roger se séparent assez rapidement en octobre 1920, elle épouse le 11 juin 1921 dans le 14ème un certain Guilleminot avec lequel elle aura plusieurs autres enfants: Jacqueline, Jeannine, Lucien et Georges. Berthe décèdera jeune à 37 ans le 18 octobre 1930 dans le 14ème.
Roger se remarie également le 16 Juillet 1921 dans le 14ème avec Augustine Lagrantanne. Ils vivront jusqu'après la guerre rue Louis Blanc dans le 10ème.
Sa mère Marie-Noémie décèdera le 23 mars 1928 chez elle 3 rue Pauly dans le 14e.(6)

Il semble que Geneviève et sa soeur Renée ont été élevée par leur père Roger et leur belle-mère Augustine. Geneviève avait 17 ans au décès de sa mère. Elle a appris le métier de la coiffure, et sa soeur Renée a pu faire des études de médecine (7).

 

 Notes et Sources:

(1) Il n'y a aucune trace de leur mariage dans les actes d'état-civil reconstitués. On y trouve cependant les naissances d'un Jean-Charles Guigue en 1826, et Charles Eugène en février 1827 qui pourraient avoir été les frères de Joseph Paul  et Suzanne Caroline.

(2) L'économe est celui qui assure l'approvisionnement et vérifie l'état des stocks dans un hôtel.

(3) Il s'agit d'un petit immeuble en briques claires, de 5 étages. Paul y décèdera le 20 novembre 1910 à 52 ans.

(4) Marie-Noémie avait une soeur Henriette (1858-1936) qui s'est mariée à Jacques Guimbal en 1880.

(5) au niveau du métro Pasteur, un bel immeuble Haussmannien en pierre.

(6) une petite rue donnant rue Raymond Losserand près de l’hôpital St Joseph.

(7) Elle fut radiologue à Paris et est restée célibataire.

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